Descriptif du projet

Le projet consiste à créer un hub de transbordement adapté aux nouvelles caractéristiques du transport maritime.

Le projet prévoit pour sa première phase (horizon 2016) :

  • Des dragages : les accès seront approfondis pour permettre le passage des bateaux jusqu’à 6500 EVP. Les travaux de dragage seront menés en plusieurs étapes pour amener le tirant des 11 mètres actuels à 15,7 mètres en 2016. 7 000 000 m3 de sédiments seront dragués dont 600 000 seront réemployés pour l’édification du terre-plein prévue en phase 2.
  • Un nouveau chenal extérieur redessiné : le chenal est redessiné pour passer par une zone naturellement profonde et limiter ainsi le plus possible les dragages. Le balisage maritime pour guider les navires est modifié en conséquence.

plan zones clapage + nouveau chenal

  • Des aménagements des terminaux : les quais deviennent trop courts pour accueillir les plus grands navires (porte-conteneurs de 2800 à 4500 EVP). Des aménagements seront réalisés pour permettre leur amarrage.

La réalisation du port nouvelle génération prévoit une seconde phase à horizon 2020 : la construction du nouveau quai de 350 mètres garantissant une profondeur de 15,50 mètres permettant d’accueillir des 6500 EVP.

Ces aménagements, dimensionnés pour des cyclones de type Hugo et des séismes de classe IV (la plus élévée), seront les seuls de la région à pouvoir résister aux risques naturels d’occurrence centennale. Dans l’éventualité d’une catastrophe majeure, il offrira à la fois aux Antilles une sécurité d’approvisionnement et aux autres pays une plateforme d’appui en cas de crise.

Cette modernisation des installations demeure incontournable pour l’économie de l’archipel à la fois pour maitriser l’impact sur le coût des marchandises, mais aussi pour créer des conditions favorables au développement économique de la Guadeloupe. Il s’agit d’adapter l’offre portuaire aux mutations de l’environnement maritime, notamment au gigantisme des nouveaux navires mis sur le marché par les armateurs. Sans ces travaux, la Guadeloupe sera rapidement reléguée parmi les économies secondaires de la Caraïbe, desservies à partir d’autre ports intermédiaires par des bateaux de seconde zone avec un surcoût estimé à 50 M€ / an pour les consommateurs guadeloupéens.

Les retombées de ces travaux sur le plan économique sont estimées à :

  • 250 emplois dont 100 directs pendant la première phase de travaux ;
  • 300 emplois dont 130 directs pendant la deuxième phase de travaux.